Définitions

( textes FFWaemc)

LES ARTS ENERGETIQUES ET MARTIAUX D’ORIGINE CHINOISE


En Chine, l'appellation “Wushu” regroupe l'ensemble des arts énergétiques et martiaux chinois. Le but du wushu est de favoriser l'épanouissement du pratiquant. Il consiste à développer une compréhension des manques et des points de tension et de blocage qui entravent la libre expression du pratiquant.

La finalité des arts énergétiques et martiaux chinois n'est pas de venir à bout d'un adversaire au moyen de techniques redoutables, mais d'apprendre au sens le plus large du terme, à se connaître et à se comprendre. Ils servent à s'ouvrir à la vie intérieure autant qu'à aider l'expression de cette vie vers le monde extérieur. Ce sont des disciplines qui encouragent et favorisent le contrôle du mental et l'ouverture de l'esprit à travers la maîtrise du corps. Leurs évolutions ont affiné l'efficacité externe qu'ils apportent et le bien-être interne qu'ils procurent. Le wushu présente donc une palette très large de pratiques.

Les Arts Martiaux Chinois Internes (AMCI)


Les origines des arts martiaux chinois internes sont très anciennes. On les appelle aussi boxe de l’ombre, boxe du faîte suprême ou du grand retournement : taichi chuan, danse de la vie, boxe des huit trigrammes, pakua chang, etc. Ces arts du poing (chuan) sont longtemps restés cachés ou secrets.

Ils visent avant tout à l’amélioration de l’être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental. Ils préservent la vie aussi bien face à un éventuel agresseur extérieur que face aux adversités intérieures que sont maladie et stress. Ils peuvent se prévaloir plus ou moins directement de deux emblèmes de la civilisation chinoise, le taoïsme et le livre des changements (Yijing).

LE TAICHI CHUAN ET LES ARTS MARTIAUX INTERNES D'ORIGINE CHINOISE

Le taichi chuan est le plus connu et le plus répandu d'entre eux. C'est un art fondé sur la pratique de mouvements fluides et souples, réalisés dans la lenteur. Il existe une centaine de mouvements : parer, presser, pousser, tirer…ou “le serpent rampe”, “la grue blanche déploie ses ailes”... Ces mouvements sont enchaînés harmonieusement dans des séquences plus ou moins longues, plus ou moins complexes. Ondulations, rotations, étirements : tous les mouvements partent du centre siège de l'énergie vitale. Le corps est constamment comme étiré vers le haut, la tête droite, la nuque étirée.

De l'extérieur, le taichi chuan en impose par le calme qu'il dégage. D'ailleurs, cet art martial est souvent défini comme une “méditation en mouvement”, une “relaxation active”. Il s'agit en effet d'atteindre un état de tranquillité intérieure tout en étant en mouvement. Par le jeu de transfert du poids du corps d'un pied sur l'autre, le taichi chuan améliore également le sens de l'équilibre.

De manière générale, il aide à mieux intégrer son schéma corporel et coordonner ses mouvements. L'entraînement du taichi chuan permet au pratiquant de mieux faire circuler l'énergie, de la mobiliser et de l'utiliser à son gré pour se détendre, se recentrer et se défendre. Ayant presque 500 ans d'histoire, le taichi chuan possède selon les écoles et les styles, de multiples aspects :

la pratique de la forme en solo ou en groupe est fondamentale. Elle est la base de tout travail ultérieur et convient à la majorité des pratiquants par ses relations avec la relaxation, la santé et la méditation. C'est un combat contre un adversaire imaginaire.

la poussée des mains (tuishou) à deux est très ludique et enrichissante. Elle permet d'éprouver, de mieux comprendre et d'appliquer les mouvements de la forme dans leur aspect énergétique et martial, mais également de développer des qualités d'écoute du partenaire.

le maniement des armes : épée, sabre, éventail, bâton, perche… sont des prolongements du corps, des outils dont la maîtrise favorise la réalisation de soi.

Le Yi Quan (dacheng chuan)


Le Yi Quan (La voie de l'Harmonie du corps et de l'esprit) a été introduit en France au début des années quatre vingt. Sa pratique aide l'homme à se relier aux principes de la nature où tout est changement et spontanéité. Son entraînement se base sur les principes qui ne requièrent pas la force brute, mais révèlent le potentiel caché de l'homme et favorisent la décontraction jumelée à l'élasticité et à la densité de l'ensemble du corps. Chacun selon ses propres ressources mentales et physiques améliore rapidement la structure de son corps. Apparaît alors un grand potentiel de force multidirectionnelle disponible en permanence et une confiance en soi. Cette force est source de santé, de bien-être. Elle peut être utilisée pour le combat.

La particularité du Yi Quan est l'absence des formes préalables (Tao Lu, enchaînements). Il propose aussi bien la pratique traditionnelle (loisirs et exercices pour le bien être), que la compétition sportive de tuishou (poussées des mains) ou le combat libre “poings-jambes”.

La pratique martiale du Yi Quan est basée sur :

le Zhan Zhuang (méditation en posture) qui fait découvrir le mouvement interne dans l'immobilité apparente et crée l'enracinement et une force multidirectionnelle,

le Shi Li (essais de force) qui teste l'homogénéité du corps en mouvement et améliore l'arrivée de la force véritable dans les extrémités du corps (mains et pieds),

le Mo Ca Bu (pas frictionnés) qui améliorent la force contradictoire dans les jambes et dans le déplacement.

Les exercices de Fa Li qui aident la force explosive à se manifester.

L'aspect forme et bien être :

Le Yang Sheng Zhuang (postures pour cultiver la vie) est apparenté au Qigong de l'école Yi Quan. Il a pour base un entraînement par les positions debout. Mais selon la condition physique du pratiquant, ces exercices peuvent être exécutés assis, allongé ou en déplacement. Ces exercices spécifiques sont reconnus d'utilité publique en Chine. Ils développent et améliorent la circulation de l'énergie vitale de l'être humain, ce qui a pour conséquence de renforcer le système immunitaire, les niveaux d'énergie quotidienne, et l'équilibre physique et psychique d'une manière générale.

Le Yiquan est souvent appelé aussi Da Cheng Chuan.

LE HSING YI


Le HSING YI (boxe de la forme et de l’intention) est un art martial chinois interne inspiré de la philosophie taoïste. Il se caractérise par des mouvements explosifs percutants liés à des déplacements linéaires ou en zigzag (esquive).

Le HSING YI axe son travail sur le fa jing ou émission de la force entière. Il se pratique en ligne et recouvre l’étude des 5 éléments de l’acupuncture (eau, bois, feu, terre, métal), des 12 animaux, des combinés à deux, des armes.
Divers courants existent à l’intérieur du HSING YI qui sont liés à des pratiques régionales en Chine.

LE PAKUA CHANG
Le PAKUA CHANG repose sur le déplacement en cercle et sur l’utilisation de la paume. Basé sur la théorie du yi jing, il regroupe un grand nombre de techniques de mains et de pieds.

Le PAKUA CHANG et le HSING I peuvent être pratiqués séparément mais sont depuis près de 100 ans en relation si étroite que les pratiquants d’une école sont dirigés au bout de quelques années de pratique, vers l’étude, complémentaire, de l’autre courant. Cependant, tous deux sont encore très peu connus à l’heure actuelle.

Dès les années cinquante, ces arts étaient présents sur le territoire français, pratiqués de manière très confidentielle par de très petits groupes, en général par des ressortissants du pays d’origine de ces arts, la Chine. Dans les années quatre-vingts, quelques rares personnes, d’origine chinoise et française commencèrent à enseigner ces arts de manière ouverte.

Dans les années quatre-vingt-dix, des pratiquants ont découvert le PAKUA CHANG au cours d’un séjour d’une dizaine d’années en Extrême Orient. A leur retour en France, ils se consacrent à l’enseignement de ces arts inconnus mais passionnants. Ils ont invité leur maître à diriger des stages en France (Paris, Lyon, Valence, Bordeaux…). Les premiers stages ont attiré des pratiquants d’autres arts martiaux. Gageons que les français s’intéresseront de plus en plus à ces nouveaux venus dans le panorama des arts martiaux que sont le HSING I et le PAKUA CHANG.

Les Arts Energétiques Chinois (AEC)
LE QIGONG


Le qigong constitue la discipline traditionnelle chinoise qui a pour objet l'art de maîtriser le souffle ou l'énergie “qi”. Le terme qigong, en effet, signifie littéralement “maîtrise du souffle” ou “maîtrise de l'énergie”.

La pratique du qigong se fonde sur trois principes :

des mouvements du corps (gong), naturels, lents et détendus,

des techniques de respiration (tuna), lente et synchrone avec le geste,

le contrôle de la pensée qui dirige l’énergie originelle (qi) à l’intérieur du corps

on ancienneté explique probablement la multitude et la diversité de styles et de méthodes aujourd'hui pratiqués. Les multiples applications qu'offre le qigong permettent un travail sur soi au quotidien :

développer et améliorer sa condition physique

favoriser la détente ; soulager le stress, se libérer des soucis

améliorer ses capacités respiratoires

développer la concentration

améliorer la pratique des arts martiaux internes et externes

Si le qigong a des relations étroites avec la philosophie, la psychologie, la médecine chinoise et la religion, il n’est pas pour autant l’égal ni l’appendice de ces disciplines.

Les Arts Martiaux Chinois Externes (AMCX)


Le Kungfu

Si les Arts Martiaux Chinois Internes considèrent le corps comme une enveloppe souple composé d’une multitude d’articulations, et devant donc dépasser la force brute, les Arts Martiaux Chinois Externes privilégient, eux, rapidité, souplesse et précision.
En occident, le kungfu est le nom donné et connu qui regroupe cet axe de pratiques. Les films de Hong Kong ont contribué au succès planétaire de cet art, ainsi que sa diffusion.
Le kungfu regroupe un grand nombre de styles :

les arts martiaux traditionnels qui sont le reflet de divers styles, différentes familles et différentes régions, et prennent en compte la connaissance intérieure, la philosophie et l’histoire.
les styles modernes, nan chuan et chang chuan tournés vers la compétition et favorisant la performance athlétique.
les méthodes de combat, traditionnel et sanda.

 

LE SHAOLIN CHUAN

Les temples de Shaolin sont un ensemble de monastères bouddhistes chinois célèbres pour leur association du bouddhisme Chan avec les arts martiaux. Dans l'histoire de la Chine, deux temples de Shaolin existaient, dont l'un se situait au Nord, fondé à la fin du Ve siècle dans la province du Henan ; l'autre au Sud, créé au XIIIe siècle dans la province du Fujian. Un moine indien, Damo, personnage mythique, serait à l'origine des premiers exercices martiaux de santé. Au fils des ans et des rencontres avec divers personnages, les moines vont dans un premier temps développer l'art du bâton et des armes.

Il s'agit à l'origine d'une méthode de formation à la fois spirituelle et pratique. Au XVIIIe siècle, les techniques des écoles du shaolin se répartissent en postures, déplacements, blocages, coups de poing, techniques de mains et de jambes ainsi qu'en diverses techniques de saisies. La grande période des armes et du bâton s'éteint à Shaolin en 1553, avec la découverte d'une arme encore plus puissante et plus performante dans le cadre de la philosophie bouddhiste : la main ouverte.

Vers 1800, les incendies et les destructions ayant frappé les temples de Shaolin, plusieurs styles de shaolin chuan se diffusent dans les régions chinoises. Depuis les années quatre-vingts, de nombreuses démonstrations font connaître le shaolin chuan en France.

LE SHUAI JIAO

Le shuai jiao, lutte traditionnelle chinoise, puise sa source auprès des plus anciens arts de combat chinois. Les données archéologiques témoignent d'une filiation remontant à – 1600 ans avant J.C., d'où sa valeur d'héritage culturel très ancrée dans l'esprit du peuple chinois. De nombreux experts d'arts martiaux japonais et coréens y voient une des principales racines de leur pratique.

Dès son origine, le shuai jiao se pose comme l’art de l’esquive et de l’utilisation de la force de l’autre. Son expression usait des quatre déclinaisons techniques Da, Ti, Na, et Shuai, c’est à dire, respectivement, la boxe avec les mains, la boxe avec les pieds, l’art des saisies et l’art des projections.


Au fil de l'évolution historique, le shuai jiao est devenu une discipline de référence en matière de techniques de combat au corps à corps. Sa spécificité combine la science des préhensions (saisies et contre saisies) et la science des projections, l'ensemble dans une dynamique très élaborée de déplacements circulaires et d'emploi subtil de la force de l'adversaire.

L'efficacité repose sur des capacités d'habileté, de vitesse et de souplesse. Le caractère esthétique reconnu du shuai jiao est la résultante de la finesse d'exécution technique.

 

LE WING CHUN


Le wing chun est un style de kungfu principalement défini et reconnu pour sa science des poings. Il est issu de la synthèse de différents styles (tigre, dragon, serpent, grue blanche…). Basé sur le concept yin/yang, il fait partie des styles combinés qui nécessitent l'alliance du dur et du doux, de la fermeté et du relâchement.

Ce style a été développé, à l'origine, par Wing Chun, jeune femme qui donna son nom au style, Dépourvue de la force physique des hommes, elle axa la spécificité de ce style sur des concepts féminins tels que la sensation et la précision. Le pratiquant trouve la puissance par sa position et sa structure et non par la contraction musculaire. Il cherche à dévier et/ou à intercepter les techniques adverses pour éviter les rapports de force. Pour plus d'efficacité, il emploie ses deux bras pour développer le concept d'attaque - défense simultanée.

Il existe plusieurs branches du système wing chun. Quel que soit le lignage, le style offre au pratiquant différents exercices qui sont extrêmement complémentaires :

Les Formes : Le wing chun s'étudie au travers de trois formes fondamentales qui représentent les étapes du développement martial du pratiquant.

Shil Lim Tao enseigne la maîtrise du centre et la culture de l'énergie (poussée constante vers l'avant).

Chum Kill Tao est l'étape du pont : apprendre à entrer en contact avec les bras de l'adversaire.

Bill Jee, enfin, représente l'étude des techniques de frappe avec, notamment, les piques et les coups de coude.

L’entraînement au mannequin de bois (mu zhuang) : Cet outil fait partie intégrante des styles du Sud de la Chine. Il ne peut remplacer un partenaire d'entraînement mais c'est un outil de travail très utile pour développer différentes aptitudes telles que l'adresse, la précision, la coordination, la dextérité, la rapidité et la puissance.

Les Chi Sao ou Mains Collantes : Ces exercices à deux permettent au pratiquant de développer ses sensations. Il peut ainsi parfaire ses techniques, prendre conscience de l'importance de la poussée constante vers l'avant, apprendre à trouver les angles d'attaque ou de défense les plus objectifs.

 

LE JEET KUNE DO


Le jeet kune do (“la voie du poing qui intercepte”) est un style créé par Bruce Lee dans les années 70. Il est aussi connu sous l’appellation de Jun Fan gong fu, d’après le nom chinois de Bruce Lee.

Pour créer cet art de synthèse, il s’est inspiré de nombreux arts martiaux et sports de combat qu’il avait approfondis. Basé sur la précision, la puissance, la rapidité, le jeet kune do est un art martial chinois qui rejette toutes les formes imposées et insiste sur l’utilisation intelligente de l’esprit et du corps pour se défendre et attaquer. C’est l’art de la dissuasion, le “combattre sans combattre”.

Ainsi, le plus haut degré de maîtrise se caractérise par le fait de pouvoir désamorcer une situation aggravée sans la moindre violence. Bruce Lee a appelé cet art ainsi pour bien montrer l’intention de bloquer l’ennemi à la porte.

(Textes FFWaemc)

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Fête des arts énergétique et martiaux Sète 20-12-2009
« Championnat Régional non sélectif » Dimanche 18 mars 2012 à 8h.

Dojo de Narbonne, avenue de la Naïade, quartier St Jean - St Pierre, 11100 Narbonne

Doivent participer uniquement les compétiteurs n’ayant pas participé au sélectif du 11/12/2011 à Sète.

Inscriptions sur : http://amcx.ffw.lr.free.fr/